Les Loyautés

Les Loyautés

Delphine de Vigan

JC Lattès

  • 17 février 2019

    [**" Les loyautés " de Delphine de Vigan **](http://www.onlalu.com/2018/01/22/quoi-lire-numero-16-31772)
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  • par (Libraire)
    8 février 2019

    Dans ce collège, deux élèves de cinquième se cachent sous l’escalier qui mène à la cantine pour boire des alcools forts.
    Théo vit en alternance chez sa mère, une femme rigide et autoritaire qui n’a pas supporté le départ de son ex-mari, et chez son père, un chômeur qui a sombré dans la tristesse et cessé toute vie sociale. Mathis vit dans sa famille qui semble normale, à part que sa mère porte en elle de lourds traumatismes dont elle essaie de se débarrasser chez un psychanalyste, et que son père , un homme placide et de bonne éducation le jour, se dédouble le soir et "sème son mépris et crache son venin" sur les réseaux sociaux.
    Dans ce collège, une professeure, Hélène, repère cet élève qui cherche à "se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu’avec moi, ça ne marche pas". Hélène qui a vécu une enfance bien abîmée, qui s’en est sortie socialement, a sans doute une sensibilité particulière pour développer une empathie avec ces enfants maltraités mais loyaux.
    Car le roman porte pour titre "Les Loyautés" qui sont "des liens invisibles qui nous attachent aux autres – aux morts comme aux vivants –, ce sont des promesses que nous avons murmurées et dont nous ignorons l’écho, des fidélités silencieuses, ce sont des contrats passés le plus souvent avec nous-mêmes, des mots d’ordre admis sans les avoir entendus, des dettes"…. Des lois, des valeurs, des principes, des fondements, "les tremplins sur lesquels nos forces se déploient". Chaque personnage est tenu par ces loyautés. Théo ne parle pas de son père, n’invite pas Mathis chez son père pour maintenir secrète sa déchéance. Mathis qui l’y a ramené un jour qu’il avait trop bu n’en dira rien non plus. Mathis, encore, qui ne dit rien de l’addiction de son ami, mais qui s’interroge lorsque l’abus d’alcool devient dangereux et trouve la force d‘en parler. Cécile, la mère de Mathis, ne lui dira rien de la duplicité de son père, mais au nom de ses principes, ne la cachera pas à des amis. Elle cache aussi à son mari et ses enfants qu’elle va voir un médecin, "c’est beaucoup mieux comme ça". Tous les personnages de ce roman vivent des loyautés, adultes et enfants. Mais c’est pour les enfants que Delphine de Vigan prend cause. En témoigne la scène où Théo est humilié par la professeure de sports, scène où les élèves expriment une forme de loyauté vis-à-vis de leur camarade, "Il s’attend à être accueilli par des gloussements et des moqueries, mais personne ne rit".
    Delphine de Vigan ne décrit pas ce que pensent ses personnages, elle les fait vivre, les regarde mener leurs vies, se confronter à des décisions qu’il faut prendre, se plonger dans leur histoire jusqu’au moment où ils assument leurs loyautés, qu’elles soient par rapport à d’autres ou par rapport à eux, à leurs convictions et principes. C’est finement vu et décrit, c’est dit sans jugement et avec délicatesse. Au fil du roman, l’addiction de Théo s’aggrave jusqu’à une fin brutale et bouleversante qui surprendra le lecteur.


  • par (Libraire)
    31 juillet 2018

    Un secret trop lourd à porter

    Hélène est professeur de sciences dans un collège. Elle repère assez rapidement Théo, l'un de ses élèves et se rend compte que quelque chose ne va pas. C'est un enfant en souffrance. Elle croit savoir pourquoi.
    Elle a aussi vécu cela lorsqu'elle était enfant. C'est sûrement un enfant maltraité. Hélène veut venir en aide à Théo à tout prix. Elle est obsédée par le mal être de son élève, ce mal être qui la replonge dans un douloureux passé. Elle tente d'alerter sa hiérarchie,. Elle prend rendez-vous avec la mère de Théo mais finit par être agressive à son encontre. Elle brave même les interdits. Mais très rapidement le lecteur comprend qu'elle est dans l'erreur, Théo va mal mais pas pour les raisons qu'Hélène imagine. Delphine de Vigan écrit avec brio l'intime, la noirceur des relations humaines, les dégâts que peuvent provoquer les secrets.


  • par (Libraire)
    1 mars 2018

    Le nouveau Delphine de Vigan !

    Un collégien en détresse, secret et mutique, son ami qui l'accompagne plus qu'il ne le voudrait...
    Une enseignante qui pressent le danger, mais qui ne peut agir...
    Ce roman décrit avec une grande justesse ce que peuvent être la solitude et la détresse de certain enfants. Il interroge ainsi notre rôle d'adulte face à l'enfance et à l'adolescence.
    Delphine de Vigan nous invite à lire ou à relire de toute urgence l'œuvre d'Alice Miller : "L'enfant sous terreur" par exemple.


  • par (Libraire)
    22 février 2018

    Tellement vrai.

    Il résonnera en chacun de vous.
    Peut-être allez vous prendre conscience de vos propres engagements envers certaines personnes, qui vous entravent et peuvent avoir des conséquences.
    Introspection garantie.
    Ouvrage très bien écrit, vous allez le dévorer !

    Noëlline / Libraire


  • 10 février 2018

    Delphine de Vigan renoue avec le roman social et c'est pour moi une découverte car je n'avais lu que ses deux derniers romans. En général, je n'aime pas les romans qui se situent dans mon milieu professionnel; forcément, on a vite fait de trouver les personnages caricaturaux (je me souviens très bien d'un échange avec une copine avocate à propos du dernier Tanguy Viel, cela doit s'appliquer à toutes les professions). Des loyautés se lit vite et facilement mais je n'en retiendrai pas grand chose. Les personnages, comme les situations, vont vite s'effacer de ma mémoire. Il y a des moments touchants mais les couples de parents sont vraiment caricaturaux, même si évidemment, le couple de divorcés fera réfléchir les parents sur les phrases à retenir devant leurs enfants. Quand-même, cet homme qui quitte sa femme pour une autre, se fait quitter à son tour et sombre dans un puits sans fond, ça sent la vengeance de femme. L'autre père, d'ailleurs, est bien pire. Comme souvent dans les romans de l'auteure, il y a ce petit passage qui fait du bien aux femmes, celui où une femme balance ses quatre vérités à un homme en public. Avouons-le, ces passages réussis sont toujours réjouissants. Les profs mis en avant manquent d'équilibre et même si je ne doute pas que ces types de profs existent, que ce soit celle qui humilie l'élève ou celle qui en perd la raison à force de s'identifier à cet enfant, il me semble que ça rend l'ensemble trop irréaliste. Je me demande si mes passages préférés ne sont pas ceux entre Hélène et son psy, avec ce qu'ils comportent d'agacement et de tendresse envers cet homme qui mène la danse:
    Je commence à connaître ses interruptions d'expert et ses sournoises stratégies. Il s'est dit que j'allais me débrouiller toute seule avec mes aphorismes de bas étage et ce qu'ils contiennent de sens caché. Que cela ferait son chemin.


  • par (Libraire)
    31 janvier 2018

    Coup de coeur de Sophie

    Un élève maltraité, un parent à la dérive, un mari au comportement malsain , un ami qui plonge dans l'alcool … Hélène, Cécile , Théo et Mathis sont les quatre voix du roman, qui tour à tour, sont confrontés à leur " Loyauté"...
    Dans ce court roman l'auteur nous peint des personnages qui sont liés, voir enchaînés à leur pacte intime et qui essaient chacun à leur manière de « survivre » .
    Histoire saisissante, personnages attachants, écriture à fleur de peau sont les éléments qui font de ce roman une réussite !!!


  • par (Libraire)
    29 janvier 2018

    Delphine de Vigan revient avec une histoire fragile et intimiste, où elle met en scène quatre personnages qui se battent, vivent ou survivent, face aux difficultés du quotidien et sur les combats à mener pour s'en sortir. Et surtout ce sujet, fil conducteur du roman : sommes-nous assez loyal dans nos vies ?
    Poignant, dérangeant et beau à la fois !


  • par (Libraire)
    27 janvier 2018

    Une voix vive et percutante

    Après deux romans très autobiographiques, Delphine de Vigan creuse de nouveau une veine sociale et sociétale. Et c'est réussi ! Le regard percutant de la romancière dessine le portrait contemporain d'une jeunesse ballottée, à la dérive, délaissée par des adultes eux-mêmes perdus. Une voix vive pour une narration tendue qui touche au cœur et porte sérieusement à réfléchir.


  • par (Libraire)
    17 janvier 2018

    Un beau texte âpre et poignant

    Théo est-il un ado maltraité ? Hélène, une de ses professeurs, en est persuadée et ça la hante. Car petite, elle s’est tue… par « loyauté ». Mais que taisent Théo et tous ces personnages qui composent ce roman ?
    Un beau texte, âpre et poignant sur la loyauté qui, imposant le silence, parfois nous fragilise et nous ronge.


  • par (Libraire)
    17 janvier 2018

    Un beau texte âpre et poignant

    Théo est-il un ado maltraité ? Hélène, une de ses professeurs, en est persuadée et ça la hante. Car petite, elle s’est tue… par « loyauté ». Mais que taisent Théo et tous ces personnages qui composent ce roman ?
    Un beau texte, âpre et poignant sur la loyauté qui, imposant le silence, parfois nous fragilise et nous ronge.


  • par (Libraire)
    16 janvier 2018

    Hélène, professeur au collège, assiste au comportement étrange d'un de ses jeunes élèves, Théo. Persuadée des souffrances muettes du jeune garçon, elle s'évertue à découvrir l'origine de sa douleur, quitte à se fourvoyer et à faire ressurgir des souvenirs pénibles...
    Théo quant à lui, s'efforce à trouver sa place entre ses parents déchirés par un divorce difficile, tout en entrainant son ami Mathis vers des expériences peu recommandables...
    Pour finir, Cécile, la mère de Mathis, sent bien que Théo représente une mauvaise influence pour son fils, mais celle-ci est bien trop occupée par les cachotteries de son mari...

    Connaissons-nous réellement les personnes avec lesquelles nous vivons ? Pouvons-nous percer à jour et panser les blessures des autres ?
    Un roman choral captivant et émouvant,.

    A lire !


  • par (Libraire)
    12 janvier 2018

    Sommes-nous tous honnêtes et droits avec nous-mêmes, avec notre entourage ..?
    Dans ce nouveau roman "sans fin" de Delphine de Vigan, quatre personnages, quatre voix s'alternent et entraînent le lecteur dans une avalanche de faux semblants et de relations nébuleuses.

    Une réflexion sur les relations qu'entretiennent les êtres humains entre eux ...


  • par (Libraire)
    11 janvier 2018

    Delphine De Vigan explore au scalpel les blessures intimes de ses personnages.
    On attend la pommade cicatrisante avec impatience...


  • par (Libraire)
    7 janvier 2018

    Ce roman court mais percutant nous plonge dans quelques semaines de la vie d'un pré-adolescent alcoolique. Nous suivons trois autres personnages qui l'entourent et tentent, chacun à leur manière, de comprendre et résoudre le problème.
    Delphine de Vigan nous offre une histoire qui ne laisse pas indifférent.


  • par (Libraire)
    6 janvier 2018

    LES LOYAUTES QUI NOUS BOULEVERSENT

    Un nouveau roman fort et dense avec des personnalités dont nous nous souvenons, une fois le livre refermé.
    Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe?
    Nous suivons un jeune homme tiraillé entre ses parents séparés et qui va s'inventer un monde avec un copain de classe et aller aux limites de la vie quand personne ne vient à la rescousse. Hélène , sa professeure va s'inquiéter en le voyant mal dans sa peau mais sans preuve de maltraitance, comment alerter? L'infirmière de l'école essaiera aussi de cerner le malaise . Pas facile d'aider quand le premier concerné nie ses problèmes!


  • par (Libraire)
    5 janvier 2018

    Dans l'esprit des "Heures souterraines" Delphine de Vigan nous fait partager l'intimité de 4 personnages, 2 ados et 2 femmes. Tous les 4 vivent un moment de doute et ne savent comment s'en sortir. Avec toujours autant de pudeur, Delphine de Vigan décrit les sentiments, les états d'âme, les interrogations de ses personnages et forcément nous touche au plus profond.
    Valérie


  • par (Libraire)
    2 décembre 2017

    Hélène, dévouée à son travail de prof de SVT et à ses élèves, s'intéresse de près au comportement du jeune Théo. A son contact, les traumatismes de l'enfance ressurgissent jusqu'à se transformer en obsession.
    Le jeune garçon, quant à lui, semble s'enfoncer dans une spirale destructrice que même son ami Mathis ne parvient pas à stopper. Cécile, la mère de ce dernier, est inquiète. Elle craint que son fils ne se laisse influencer et soit sur la mauvaise pente.
    Avec Les loyautés, Delphine de Vigan renoue avec le roman social et nous entraîne, une fois de plus, dans les méandres de la nature humaine. Abordant, tour à tour, la maltraitance, l'alcoolisme, l'isolement, la folie et bien d'autres fragilités qui jalonnent la vie des hommes, elle met en avant la fidélité excessive et sans limite que l'on s'impose vis-à-vis de l'autre, qu'il soit parent ou mari, parfois même au détriment de ses propres convictions. Moins personnel que ses précédents romans mais tout aussi efficace, le nouveau roman de Delphine de Vigan remue et interroge sur ce qu'elle nomme avec justesse les loyautés.