Le tour du monde du roi Zibeline

Le tour du monde du roi Zibeline

Jean-Christophe Rufin

Gallimard

  • 27 février 2018

    Aventures et mésaventures

    Péripéties familiales, bonne et mauvaise fortunes, hasards et complications ... la trame est "efficace", l'Histoire et l'histoire sont en marche ! Le roman est dynamique, tout sauf assommant alors ... pourquoi s'en priver ! Sans être éreintant, vous allez voir du pays ... absorbé que vous serez par la facilité de l'auteur à vous faire entrer dans l'intrigue d'un personnage téméraire mais lettré et d'une femme éprise. Quelle vie au siècle des Lumières entre complots et manigances ! Pour qui aime voyager et les romans historiques...


  • 5 décembre 2017

    Aventures et mésaventures

    Péripéties familiales, bonne et mauvaise fortunes, hasards et complications ... la trame est "efficace", l'Histoire et l'histoire sont en marche !
    Le roman est dynamique, tout sauf assommant alors ... pourquoi s'en priver !
    Sans être éreintant, vous allez voir du pays ... absorbé que vous serez par la facilité de l'auteur à vous faire entrer dans l'intrigue d'un personnage téméraire mais lettré et d'une femme éprise.
    Quelle vie au siècle des Lumières entre complots et manigances !
    Pour qui aime voyager et les romans historiques...


  • par (Libraire)
    16 septembre 2017

    enrichissante épopée

    Une palpitante odyssée rocambolesque, tissée de faits historiques, joliment bien écrite.
    Sylvie Jeanne, lectrice.
    Quand un grand homme comme Benjamin Franklin, l’un des Pères fondateurs des États-Unis, inventeur du paratonnerre et homme de lettres, devient l’oreille attentive des aventures du roi Zibeline et de sa femme Aphanasie, nous ne pouvons être que « tout ouïe ».

    « -Tant que votre récit me passionnera, vous serez les bienvenus. Soyez pour mes douleurs comme Shéhérazade pour la mort. Suspendez-les par votre parole. »

    Le siècle des Lumières (éclairer les ignorants pour qu’ils bénéficient d’un savoir jusqu’alors refusé) est celui des intellectuels et des philosophes avant de baigner dans le sang de la révolution française.

    Jean-Christophe Rufin nous enchante avec l’histoire d’Auguste Benjowsky, comte hongrois, voyageur aventurier, qui parcourut le monde à la vitesse des vents des mers et des océans, vivant de folles épopées pour finir roi de l’île de Madagascar.

    « Il ne s’agit plus maintenant d’explorations mais de conquêtes. Dans les contrées du Pacifique nord, de l’Alaska au Japon où nous avons navigué il y a dix ans, les nations d’Europe se livrent désormais une guerre à outrance. »

    Si, dans ses mémoires, Auguste Benjowsky se donne le bon rôle, nous ne pouvons qu’espérer qu’il ait vraiment vécu cette histoire d’amour avec la belle Aphanasie, lectrice de Diderot et féministe.

    Intéressant, passionnant, émouvant.


  • 19 juin 2017

    18e siècle

    Je gardai un souvenir ému de Rouge Brésil et de Katiba de cet auteur. C’est donc avec joie que je commençais ma lecture.
    Si je n’ai pas détesté, je n’ai pas non plus été enchantée par ce dernier roman de l’auteur.
    Commençons par ce que j’ai apprécié : c’est bien écrit, facile à lire, la prose est fluide. On voyage depuis la Pologne jusqu’à Madagascar en passant par le Kamchatka, Paris et les Etats-Unis. Les deux narrateurs font en sorte que le récit rebondisse et ne lasse pas. Il leur en arrive, des aventures !
    Alors certes, le récit est prenant, mais je n’ai pas senti une vraie ambiance dans ce roman qui m’aurait donné envie d’y retourner ; et surtout je m’attendais à plus de profondeur dans le récit. Les références philosophiques aux philosophes des Lumières m’ont paru bien plates.
    Oui, le romancier m’a fait découvrir le personnage haut en couleur de ce roi de Madagascar. Pourtant, cela ne suffira pas à ce que son roman me reste en mémoire longtemps.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la zibeline que le héros chasse au Kamchatka et qui sera son nom de roi.

    Quelques citations :

    « Ce qu’on ne peut éviter, il faut le vouloir. » (p.120)

    « Elle m’expliqua que, d’après ses observations, les hommes avaient pour aimer besoin de conquérir l’objet désiré. Si l’amour des femmes, selon elle, pouvait se déployer dans l’abstrait, celui des hommes était inséparable de la possession. » (p.246)


  • par (Libraire)
    17 mai 2017

    "Quel roman que la vie " d' Auguste Benjowski, comte polonais, aventurier et roi de Madagascar. Avec " Le Tour du monde du roi Zibeline " J-C Rufin nous entraîne, au XVIIIème siècle, sur les pas de ce personnage méconnu.
    Récit historique donc : Benjowski est un enfant sombre et solitaire nanti d'un précepteur français qui lui inculque l'esprit des Lumières. Par la force paternelle il devient soldat des Autrichiens; plus tard prisonnier des Russes il est banni et déporté en Sibérie. L'oeuvre devient romanesque quand Auguste ravi la fille de son geôlier pour s'évader en couple vers Formose, le Paris des philosophes, la Grande-Ile de Madagascar via la jeune république américaine.
    Dans ce roman J-C Rufin capte, avec un enthousiasme, une fougue et une légèreté inaccoutumés, le climat passionné de cette époque pré-révolutionnaire.
    Si parfois perce " la douceur de vivre " qu'évoquait Talleyrand, chaque page exalte surtout les dangers, l'énergie, les trépidations et la fébrilité des temps.
    Car pour Benjowski l'aventure n'a qu'un goût, celui de la jeunesse au service de la liberté. Sa vie, chaque instant de sa vie même, s'empare de la volonté paradoxale de Rousseau : " Il faut forcer les hommes à être libres ".


  • par (Libraire)
    1 mai 2017

    Le phare de la liberté

    Portrait flamboyant et généreux d'un homme peu ordinaire, grand explorateur au 18e siècle aux vertus et au caractère humanistes chers à Jean-Christophe Rufin. Auguste Benjowski fut un homme ouvert sur le monde, guerrier malgré lui, altruiste de conviction sachant s'insurger contre l'obscurantisme, la bêtise du pouvoir absolu, prônant l'indépendance des états et des peuples, l'autonomie et le savoir partagé. Comme avec Jacques Coeur, Jean-Christophe Rufin dresse une biographie romancée qui lui ressemble et qu'il aime, celle d'un homme imprégné de doutes et de gloire jusqu'à la chute et l'oubli: le roi Zibeline ou le précurseur de la liberté sur l'île de Madagascar.