La disparition de Jim Sullivan

La disparition de Jim Sullivan

Tanguy Viel

Les Éditions de Minuit

  • 10 février 2017

    écriture

    Comment vous parler de ce livre ?
    Je vais plutôt vous parler de ma lecture : l’auteur est malicieux, qui place des références et des bons mots qui font forcément sourire son lecteur (dont moi).
    L’auteur nous présente le roman américain qu’il veut écrire : le choix des noms des personnages, des lieux, du déroulé de l’intrigue, tout en restant très français dans sa démarche.
    Et au fait, Jim Sullivan, dans tout ça ? Je ne vous en dis pas plus.
    Une histoire intelligente qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.
    Je ne peux que vous inciter, si ce n’est déjà fait, à lire cet OLNI.
    L’image que je retiendrai :
    Celle des antiquités dans le coffre de Dwayne, qui vont servir à financer la prochaine campagne électorale de l’ancien président des Etats-Unis.
    http://alexmotamots.fr/?p=2558


  • par (Libraire)
    12 janvier 2017

    Une très belle fantaisie

    Comment écrire un roman américain ( très en vogue actuellement) quand on n’est pas américain.
    Il faut le talent facétieux, ironique et distancié de Tanguy Viel pour réussir la recette : mélange de clichés ( au propre comme au figuré ), de légère mystification et d’air du temps. Ajoutez un universitaire et sa vieille bagnole, une maîtresse ( forcément…), le désert et la musique de Jim Sullivan.
    C’est une très belle fantaisie que nous offre Tanguy Viel !

    Comment écrire un roman américain ( très en vogue actuellement) quand on n’est pas américain.
    Il faut le talent facétieux, ironique et distancié de Tanguy Viel pour réussir la recette : mélange de clichés ( au propre comme au figuré ), de légère mystification et d’air du temps. Ajoutez un universitaire et sa vieille bagnole, une maîtresse ( forcément…), le désert et la musique de Jim Sullivan.
    C’est une très belle fantaisie que nous offre Tanguy Viel !


  • par (Libraire)
    3 janvier 2017

    La disparition de Jim Sullivan est un remarquable livre dans lequel Tanguy Viel, auteur et narrateur, feint d'écrire un roman "américain". Car en effet, ce roman a des allures de synopsis, le narrateur racontant le roman qu'il écrirait s'il voulait écrire un roman américain.

    Par exemple :
    "C’est la première scène de mon livre, un type arrêté dans une voiture blanche, moteur coupé dans le froid de l’hiver, où se dessinent doucement les attributs de sa vie : une bouteille de Whisky sur le siège passager, des cigarettes en pagaille dans le cendrier plein, différents magazines sur la banquette arrière (une revue de pêche bien sûr, une de base-ball bien sûr), dans le coffre un exemplaire de "Walden" et puis une crosse de hockey.
    Assis là au volant de sa vieille Dodge, il regarde fixement les fenêtres éclairées d'une maison dont on peut lire sur la boîte aux lettres le nom de Fraser..."

    L'ensemble du roman est écrit de la sorte, c'est ludique et on ne peut s'empêcher de sourire en repensant à telle scène d'un livre ou d'un film américain. C'est que la langue est ici visuelle, très cinématographique. Tanguy Viel convoque ainsi tous les attendus du genre et donne à son récit une très forte impression de déjà-vu. C'est brillant, ludique et singulier et on en retire beaucoup un grand plaisir de lecture. Du très bon, en somme.