Jusqu'ici, tout va bien

Jusqu'ici, tout va bien

Gary David Schmidt

École des Loisirs

  • par (Libraire)
    14 février 2018

    Vers la beauté

    1968 aux Etats Unis.
    Doug est un adolescent maigrichon issu d'une famille très modeste. Sa vie n'est pas facile tous les jours entre un père violent, un frère qui le tape et lui vole ses affaires, un autre amoché par la guerre du Vietnam et une mère dépassée...
    Il pourrait se laisser aller mais depuis leur déménagement forcé dans une nouvelle petite bourgade, de nombreuses rencontres vont le faire avancer, vaille que vaille pour affronter toutes les épreuves de la vie.
    Doug va s'épanouir petit à petit grâce à l'art et à l'amour...
    Un livre lumineux et plein d'espoir où les personnages sont touchants et attachants.
    Magnifique roman d'apprentissage à l'écriture simple, intelligente et percutante.


  • 18 janvier 2018

    Jusqu'ici tout va bien

    Quand Doug emménage à Marysville en 1968, il n'attend rien. Rien de son père froid et absent, de son crétin de frère et encore moins de cette ville stupide, aux stupides habitants.
    Heureusement il y a Lil et ses beaux yeux. Il y a monsieur Powell le bibliothécaire, ses feuilles blanches et ses crayons. Il y a monsieur Ferris, le livre Jane Eyre et le dessin de la sterne arctique.
    Doug nous parle. Il nous raconte son histoire. Il garde ses secrets aussi parce qu'après tout "Ça ne nous regarde pas". Mais il grandit de pages en pages, il passe d'adolescent rebelle à adulte qui trouve sa place dans le monde.
    "Jusqu'ici tout va bien", ne pouvait pas porter un meilleur titre. Parce que même si Doug assure que "Quand ça commence à bien se passer, quelque chose vient généralement tout faire foirer", il nous montre qu'on peut aussi se relever, grandir et avancer.
    Un roman puissant, tendre et lumineux qu'on referme le sourire aux lèvres.


  • 10 janvier 2018

    Nominé Prix Sorcières Carrément Passionnant Maxi

    Doug, treize quatorze ans, depuis les États-Unis, depuis cette stupide ville de Marysville, depuis 1968, nous parle de ce qu'il vit. Oui, à nous lecteur. Mais il nous tait certaines choses «qui ne vous regardent pas». Des choses trop dures à dire. Car la vie de Doug n'est pas facile, loin de là. Mais cette stupide ville de Marysville n'est peut-être pas si stupide. À cause de Lil d'abord. À cause de M. Powell, le bibliothécaire aussi. Et puis à cause de M. Ferris, le prof de physique. À cause de Mme Windermere et de ses glaces. Et puis Audubon et la sterne arctique... Le dessin, les gens, la bienveillance, la beauté, l’amitié... Bien sûr il y a aussi le père. Et Ernie Eco. M. Reed l’entraîneur, et le principal M. Peattie. Violence, mépris, harcèlement. Mais même là, peut-être tout n'est-il pas si noir? Les personnages sont touchants, attachants. Ce sont des portraits bien vivants que nous offre l’auteur. L'écriture est simple, intelligente, percutante. Le lecteur passe par toutes les émotions. On sourit, on verse une larme, on se révolte, on se met en colère, on se réjouit. Trois cent soixante cinq pages d'émotions qu'il est bien difficile de lâcher. Trois cent soixante cinq pages à la fois sombres et pleines d'espoir. Mais surtout pleines d'espoir. Un livre lumineux.


  • par (Libraire)
    5 septembre 2017

    Les ados aussi ont leur rentrée littéraire !

    Douglas déménage dans une minuscule ville de l'État de New York. Sa situation familiale est délicate, le père violent rend le quotidien insupportable et le frère aîné parti faire la guerre au Vietnam manque à toute la famille. Sur le plan scolaire ce n'est pas une réussite non plus, tant au niveau des notes que du comportement qui est d'ailleurs influencé négativement par le personnel éducatif. Mais heureusement tout n'est pas contre Doug. Car il y a toujours un endroit où l'on peut trouver la paix, même dans une toute petite ville : la bibliothèque.
    Qui a dit que la littérature jeunesse n'était que pour les enfants ? Nous avons ici un exemple de grand roman qui aurait totalement sa place sur les tables de la rentrée littéraire. Tout est parfait, l'auteur n'abuse pas de formules compliquées pour décrire la situation de son personnage. Il ne pose pas toujours les mots sur ce qui arrive d'important dans le récit. Le récit sonne juste, il nous fait ressentir le désespoir du héros et on aimerait lui venir en aide.
    Il manque presque quelques pages à ce chef d'œuvre, on ne le ferme qu'à regret...