No Home

No Home

Yaa Gyasi

Calmann-Lévy

  • par (Libraire)
    16 septembre 2017

    Bouleversant et Intense

    Une saga bouleversante sur la traite des noirs, retraçant la destinée de deux femmes, Effia la beauté et Esi, et de leurs descendants. Une écriture colorée et poétique qui reste en mémoire, comme marquée au fer rouge.
    Sylvie Jeanne, lectrice.

    J’ai mis un temps fou avant d’ouvrir cet ouvrage tellement le sujet traité me paraissait terrible. Et puis je l’ai pris, restant des heures à le dévorer, tellement il est bien écrit.
    Sur trois siècles, de génération en génération, Yaa Gyasi nous invite à partager l’existence épouvantable de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants qui ont été déracinés de leur pays, la Côte d’Or (le Ghana), pour être vendus à de riches propriétaires, afin de travailler dans des champs de coton, des mines de charbon ou en tant que domestiques. « Les hommes se mirent à déshabiller ceux qui portaient encore des vêtements, et les inspectèrent. Dans quel but ? Esi l’ignorait. »
    Des millions de personnes sont mortes durant les transports en bateaux, sous les coups de fouet de leurs asservisseurs ou d’épuisement, sans que le monde ne s’émeuve vraiment de ce carnage.

    « La façon dont ils traitent les esclaves, mon frère, avait dit David, c’est atroce. Invraisemblable. Nous n’avons pas d’esclavage comme ça ici. Pas comme ça. »

    A pourtant, au centre même de l’enfer, la petite fleur qui germe en chacun de nous, l’Amour, ce baume guérisseur est là pour permettre à la vie de se reproduire, d’aller plus loin, de connaître l’espoir.

    « Il la soulève si facilement, qu’elle a l’impression d’être une de ces poupées de chiffon qu’elle fabrique pour les enfants. Elle n’a jamais connu d’homme auparavant, mais pour elle Sam n’est pas un homme. Pour elle, il est devenu quelque chose de beaucoup plus grand qu’un homme, la tour de Babel personnifiée, si proche de Dieu qu’elle risque de s’effondrer. »

    La barbarie des hommes a du mouron à se faire tant l’énergie de l’AMOUR est puissante, car elle ne peut être ni endiguée ni retirée du cœur humain.

    La réalité toute nue sur la traite négrière et ses conséquences, de villages ashanti au ghetto de Harlem, sans jugement, sans apitoiement. Juste des faits terribles, ceux qui vous tirent les larmes des yeux et vous serrent les tripes.

    « Pire qu’un mort, vous étiez un mort qui marche.»


  • par (Libraire)
    4 août 2017

    Une lecture d'une grande amplitude

    Sur les traces d'une famille Ashantie (Ghana), suivez 7 générations éclatées et voyagez successivement entre le Ghana et les Etats-Unis depuis le 18e siècle jusqu'au 20e. L'auteur conte magnifiquement l'esclavagisme et son héritage. Un premier roman ambitieux qui tient ses promesses.


  • par (Libraire)
    16 juin 2017

    Puissant!

    Effia et Esi naissent toutes les deux au Ghana, au 18ème siècle. A travers l'histoire de ces deux sœurs, et des sept générations qui vont suivre, c'est toute l'histoire des ravages de l'esclavage qui nous est contée. D'une grande force romanesque, "Home" est à la fois une grande saga familiale et un roman puissant et nécessaire. Un véritable enchantement!


  • par (Libraire)
    1 mai 2017

    De l'esclavage.

    18 è siècle. Période de l'esclavage. Deux soeurs Effia et Esi, ne se connaissent pas...
    Effia n'était pas aimée de sa mère. Elle a grandi sous les coups et sans affection. On apprend rapidement que ce n'est pas sa mère, en réalité. Sa mère a du la laisser au cours d'un terrible incendie. Sa mère naturelle a ensuite eu d'autres enfants, dont Esi. 2 soeurs, une même mère, et deux vie .Ces deux jeunes femmes vont avoir des destinées très différentes. Effia est mariée de force à un militaire anglais tandis qu'Esi est expédiée en Amérique comme esclave.
    Les britanniques organisent le commerce des esclaves et les 2 soeurs y sont mélées, de part et d'autre.
    Ce roman fort nous fait suivre 3 siècles d'histoire de ces familles , entre l'Afrique et l'Amérique, avec les enfants et petits-enfants d'Effia et Esi.
    L'auteur , Yaa GYASI, est née au Gana. Elle vit aux Etats Unis depuis l'âge de 2 ans. Son retour au Gana lors d'un voyage lui jette son histoire généalogique au visage et lui donne envie d'écrire ce roman ( à seulement 27 ans !!), devenu un Best seller outre Atlantique. Le style de l'auteur nous plonge dans l'univers de l'Afrique, sans ambages, dès la première ligne. Un style abrupte, franc, clair, sincère.
    Il s'agit bien sûr ici de la condition humaine, de la condition féminine. La captivité, les mauvais traitements, ici toute l'histoire de l'esclavage est dépeinte, grâce à des personnages forts, et même s'ils sont nombreux, on ne s'y perd pas un instant. L'on suit cette saga digne d'un film avec passion. On dévore ce récit à la fois très documenté et émouvant.
    NO HOME, de Yaa GYASI, chez Calmann-Lévy.
    A partir de 13 ans.


  • par (Libraire)
    21 février 2017

    No Home évoque les destins croisés d'hommes et de femmes durant la période de la traite des nègres en Afrique. Les vies des personnages sont marquées par les brûlures de l'esclavage, laissant des traces indélébiles dans leurs cœurs. Ces derniers apprennent, aiment, se blessent, découvrent et vivent plus fort après qu'on leur ait pris jusqu'au dernier souffle de leur liberté.

    Un récit coup de poing, relatant de multiples épopées entremêlées, cimentées par la même douleur issue de leur histoire commune.


  • 8 février 2017

    7 générations, 14 personnages majeurs comme autant de maillons d'une chaîne qui nous racontent l'histoire du peuple noir des côtes africaines au continent américain.
    14 chapitres aussi, où l'intensité romanesque ne faiblit jamais.
    Yaa Gyasi nous livre un récit d'une ampleur remarquable, mêlant fiction et réalité, juxtaposant les trajectoires intimes au déroulement de l'Histoire.
    No Home est un roman rare, puissant et ambitieux qui résonne longtemps.


  • par (Libraire)
    6 février 2017

    Du XVIII ème siècle à nos jours, Yaa Gyasi nous raconte l’histoire du Ghana, ancienne Côte de l’or, à travers 8 générations. Demi-sœurs Effia et Esi ont 2 destinées opposées. Effia épouse un colon britannique quand Esi est vendue comme esclave aux Etats-Unis. Nous découvrons leurs descendants en Afrique et aux Etats-Unis. No Home nous emporte dans l’histoire, au coeur des traumatismes provoqués par l’esclavagisme aussi bien en Afrique qu’aux Etats-Unis, mais c’est avant tout une formidable saga familiale.
    Valérie


  • par (Libraire)
    4 février 2017

    Magistral!

    La traite des Noirs vécue à travers plusieurs générations d'une même famille:
    comment survivre, préserver son intégrité et son humanité tout en maintenant des relations tendues mais convenues pour entretenir le commerce triangulaire familial?


  • par (Libraire)
    25 janvier 2017

    magistral

    A travers cette fresque familiale, une histoire de l'esclavage nous est ici contée.
    C'est bouleversant
    C'est magistral
    C'est nécessaire !


  • par (Libraire)
    12 janvier 2017

    Deux demi-soeurs sont à l'origine de ce récit qui couvre l'histoire des Afro-américains sur trois siècles et deux continents. (l'arbre généalogique présent au début du livre est bien utile ! ) C'est un premier roman (et l'auteur est toute jeune) magistral et maîtrisé.
    C'est beau et puissant.