Betty D.

Richesse oblige

Anne-Marie Métailié

18,00
par (Libraire)
7 avril 2020

Plaidoirie

Roman social presque militant autour de la possession et de la possible redistribution des richesses. En bonne avocate pénaliste, Hannelore Cayre n'a pas la langue dans sa poche et ne ménage pas son lecteur. Ses personnages débordent de vitalité et sont prêts à tout pour sauver leur cause et honorer leurs droits, parfois sans trop de scrupules ni de délicatesse. Les réparties sont vives, drôles et le ton cassant. Roman mené tambour battant comme une plaidoirie réjouissante et percutante. De 1870 à nos jours, le roman dresse le portrait acide de nos sociétés argentées animées par le gain et l'accumulation des richesses. C'est l'histoire d'une famille sur plus d'un siècle agissant en toute impunité sans s'encombrer de conscience ni de partage, à quelques exceptions près. Un plaidoyer impeccable.

Chanson bretonne suivi de L'enfant et la guerre
par (Libraire)
7 avril 2020

Une enfance contée

Deux longs contes qui autorisent une relation de confiance et de confidence entre l'auteur et son lecteur. Évocation lente et douce de ses origines bretonnes, des vacances de jeunesse passées en Bretagne loin des flux et des flots touristiques, dans cette terre du bout du monde encore intacte, profondément humble, solidaire et rurale. C'est aussi la narration d'une petite enfance meurtrie par la guerre à Nice, la découverte d'une violence inouïe, de la cruauté des hommes et l'apprentissage des privations et de la faim tenace et insupportable. Si le ton paisible et sage de Jean-Marie Gustave Le Clézio enveloppe le lecteur en apparence, la vérité claque aussi au détour des phrases, réveillant le lecteur et le détournant soudainement de son confort ambiant. À lire et à relire.

Vanda

Albin Michel

18,00
par (Libraire)
7 avril 2020

Explosif

Roman social explosif, une narration soutenue qui happe le lecteur et le projette dans une relation mère-fils tumultueuse. C'est la relation d'un amour maternel unique, beau et digne, oscillant entre la passion et la détresse tandis que l'équilibre maintenu six années durant se retrouve soudainement en danger et fragilisé. Vanda, la mère, est une personnage de feu, elle brûle et se consume dans cet amour exclusif et sincère. Elle se débat dans une société qui malmène les exclus volontaires, ceux qui ont choisi de vivre librement, en marge des normes et des codes. Et lorsqu'elle se révolte, il est préférable de ne pas la contredire. Un roman très cinématographique.

Dans la gueule de l'ours
23,00
par (Libraire)
7 avril 2020

Férocité

Roman écologique d'une noirceur implacable, au rythme narratif lent et minutieux. Une pénétration lente au cœur des Appalaches dans l'état de Virginie dans une réserve forestière abritant autant de secrets que ses habitants. Véritable chasse à l'ours transformée en chasse à l'homme à pas feutrés. La nature est l'observatrice silencieuse et presque neutre des appétits carnassiers des hommes. Elle est aussi l'élément révélateur et déclencheur de la folie humaine. Des ours ou des hommes, où réside finalement la sauvagerie la plus extrême et la plus brutale ?

Le grand Meaulnes
par (Libraire)
7 avril 2020

Un enchantement inoubliable

Lire ou relire ce roman inoubliable est un pur enchantement. On se laisse complètement absorber et porter dès les premières lignes, le ton est donné et l'ambiance désuète de l'école fin de siècle (19è) octroie un charme particulier teinté de rigueur, d'ennui et de mélancolie qui caractérisent les personnages... jusqu'à l'arrivée de Meaulnes. C'est le roman de la rupture entre le monde adolescent et le monde adulte. Magnifique évocation du désenchantement et des désillusions amoureuses. Découverte avec effroi et tristesse que l'on quitte l'enfance et les rêves, le retour en arrière ne semble plus possible. Avec ce roman on garde le charme des premières émotions intact, on tente de faire en sorte que l'innocence et sa source mêlée de fantaisie ne se tarisse pas. "Le Grand Meaulnes" c'est accepter l'amour et l'amitié avec sagesse.