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Bon courage à tous!

Yv

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Je lis, je lis, je lis, depuis longtemps. De tout, mais essentiellement des romans. Pas très original, mais peu de lectures "médiatiques". Mon vrai plaisir est de découvrir des auteurs et/ou des éditeurs peu connus et qui valent le coup.

La guerre invisible / L'agence
par
20 janvier 2021

1951, Le Caire, une équipe de la CIA arrive sous couverture pour débusquer et "recruter" Manfred Fürbringer ex-ingénieur nazi qui se cache sous une fausse identité. Kathryn Ingelmann débarque donc avec son neveu supposé, Rudi, un garçonnet orphelin qui ne connaît rien de sa mission, et ils sont accueillis par Max Ingelmann, oncle de l'un et beau-frère de l'autre. En réalité, les fameux agents sous couverture.

Premier numéro d'un triptyque scénarisé par Franck Giroud -décédé en 2018- à qui l'album est dédié. Il sent bon les années 50, les barbouzes, les espions qui se tirent la bourre en l'occurence ici, les Ricains et les Russes pour obtenir les faveurs d'un scientifique. Peu importe qu'il fut nazi s'il peut servir désormais les intérêts d'une autre grande puissance. Aucun bon sentiment, le boulot avant tout et le pragmatisme. Dessin d'Olivier Martin, classique qui colle parfaitement aux années décrites et scénario digne des meilleurs films d'espionnage. On n'est pas dans une comédie à la OSS 117, mais dans une série sérieuse et d'action qui montre les dessous pas très reluisants de l'après-guerre.

Personnages bien décrits et l'on sent la faille chez la femme, celle qui la rend forte mais qui la mine et qui pourrait bien la rendre dangereuse. Suite au prochain numéro.

Les Chiens de Riga. Une enquête du commissaire Wallander
par
20 janvier 2021

Deuxième enquête de Kurt Wallander, écrite l'année d'après Meurtriers sans visage et traduite en français seulement dix années après. Ce n'est pas ma préférée, il y a une grosse partie un peu molle lorsque Kurt Wallander est en Lettonie, qui manque un peu de dynamisme et qui, si elle apporte pas mal de précisions quant à l'état de ce petit pays balte à cette période difficile -entre le joug russe et l'autonomie- n'est pas non plus totalement passionnante. Heureusement, ça ne dure pas et la fin est excellente. Ce qui est bien dans cet épisode, c'est qu'on découvre un peu plus Kurt Wallander et son mal-être, sa mélancolie pour ne pas dire plus. C'est aussi sa première rencontre avec Baiba Liepa, la veuve du major, avec laquelle il nouera une relation pendant quelques temps.

Même si ce n'est pas le meilleur tome des enquêtes de Wallander, il n'empêche que ça reste une enquête de Wallander et que donc, j'en tourne les pages avec toujours autant de plaisir.

Les fiancées du califat
par
20 janvier 2021

Toulouse, un groupe de 5 femmes mené par la femme d'Abou Ghalib entend bien mener la guerre sainte et perpétrer des attentats. Surveillées, elles parviennent néanmoins à obtenir l'assentiment du chef pourtant peu enclin à ce que des femmes participent à son combat.

Il faut toute l'opiniâtreté d'une petite équipe de flics pour que, au plus haut de l'État, on daigne enfin comprendre qu'elles présentent un réel danger.

Scénario de Marc Trévidic (juge anti-terroriste) et Matz plusieurs fois ici chroniqué, assez simple et bien amené qui nous fait bien comprendre la difficulté du travail des enquêteurs dans la traque des terroristes. Il faut pas mal d'intuition, un peu de chance et beaucoup de boulot souvent ingrat pour parvenir à obtenir des renseignements sur des supposé-e-s terroristes. Et pour les stopper, il faut de la persévérance et un pouvoir de conviction certain.

L'album est assez classique dans sa forme, très aisé à lire. Le fond colle à l'actualité, la devance même un peu. Le tout donne une BD pas mal du tout qui parle de l'égalité homme-femme là où l'on ne l'attend pas et franchement, parfois, il est préférable mesdames, que dans certains domaines, vous soyiez moins représentées.

Meurtriers sans visage

Mankell, Henning

Points

7,80
par
20 janvier 2021

Première enquête de Kurt Wallander, de nombreuses fois rééditée chez Points -ainsi que les suivantes-, et notamment dans cette couverture réussie (mon exemplaire est nettement plus ancien). Un peu en manque de livres et d'envie, j'ai décidé de reprendre les aventures de Kurt Wallander, mon flic de fiction favori. Et je confirme que c'est bien mon flic favori. Henning Mankell écrit ce roman en 1990 et il résonne terriblement fort 30 années plus tard : l'afflux de réfugiés, les difficultés pour les accueillir décemment et les sempiternelles réflexions xénophobes, racistes très souvent infondées mais qui distillent la peur et la suspicion.

Kurt Wallander et son équipe font un travail de fourmi, foncent sur des pistes qui n'aboutissent à rien, abattent un boulot de titan pour de maigres résultats, résolvent quand même d'autres enquêtes en cours de route et sont souvent tentés de baisser les bras. Mais toujours un détail vient relancer l'affaire et Kurt y replonge entièrement. Sa vie n'est pas folichonne non plus : jeune divorcé-contraint qui n'accepte pas ; sa fille, Linda 19 ans qui zone plus ou moins ; son père avec lequel les rapports sont difficiles et qui semble perdre la tête ; son penchant pour la bouteille qui lui font faire des actions qu'il regrette...

Henning Mankell à travers son héros raconte la Suède contemporaine qui bouge, ce que l'on n'appelait pas encore la mondialisation, la crise, le chômage. C'est à la fois très proche de nous et assez loin, en 1990 pas de téléphones portables, pas d'applicatons pour tout et rien, mais on sent tout de même que le monde est au bord d'un chamboulement.

Excellent, je vais pouvoir tranquillement m'attaquer au tome 2.

10,00
par
24 décembre 2020

Nazer Baron intervient cette fois-ci pas loin de chez lui. il réside au Croisic et son enquête se déroule entre La Baule, Pornichet, La Turballe et Le Pouliguen. Cinq communes pas désagréables du tout. J'aime particulièrement Le Croisic.

Fidèle à son habitude, Baron écoute, observe, s'appuie sur son second le commandant Arneke, particulièrement doué pour décrypter le langage corporel et les non-dits. Pas de courses-poursuites, pas d'hémoglobine. Tout est calme et tranquillité dans ces communes du littoral Atlantique. Les indices s'accumulent, il faut encore trier le vrai du faux et laisser les témoins et suspects en venir doucement aux confessions inévitables parce que subtilement amenées par le duo de flics.

Hervé Huguen, ancien avocat, écrit simplement et limpidement. Tout coule presque naturellement. On a presque l'impression que son héros, Nazer Baron se contente de récolter le fruit du travail de ses collaborateurs, ce qui n'est pas totalement vrai. Il s'appuie dessus pour réfléchir. C'est un cérébral. L'écriture du romancier le décrit parfaitement, s'attarde un peu sur les paysages souvent voilés, c'est la fin de l'hiver. Tout concourt à faire de cette série une série d'atmosphère très agréable à suivre, avec des intrigues bien ficelées et habilement déficelées.