Fondée en 1927, la librairie Richer met à la disposition de ses clients 85 ans de savoir-faire. Une surface de vente de 1200m2 qui propose un fonds riche en qualité et varié en nombre de références représentant toutes les spécialités de librairie.

Elizabeth P.

15 juin 2022

Amy, 12 ans, n'est pas très bien.
Sa meilleure amie s'est faite écraser, ses parents sont basiques de chez basiques, et sa sœur est partie depuis un an à Los Angeles pour devenir playmate.
Alors un beau matin, elle décide d'aller rejoindre sa sœur.
Mais de Philadelphie à Los Angeles, ça fait traverser tous les États- Unis.
Elle n'a pas froid aux yeux, elle part en stop.
J'ai lu ce roman pour trois raisons :
j'avais lu et aimé Alabama 1963
les auteurs habitent près de chez moi
il était présenté à la bibliothèque.
Je m'attendais à un livre dans le genre du premier.
Or il n'en est rien.
On a plutôt affaire ici à un beau conte, une sorte d'Alice au pays des merveilles version contemporaine et plus classique.
Elle va en faire des rencontres cette petite fille !
Quelques mauvaises mais beaucoup de bonnes.
Vus les personnages avec qui elle partage sa route, on pourrait penser qu'elle fait un long, très long rêve éveillé.
L'écriture est simple, facile à lire et essentiellement composée de dialogues, ce qui lui donne un côté très vivant.
Ce n'est pas un coup de cœur, mais c'est un roman attachant lu avec plaisir.

16,00
7 juin 2022

La famille Falla quitte l'appartement de Paris pour s'installer en Bretagne.
La petite Marie découvre émerveillée la maison au volets bleus, le jardin, et surtout..... la mer.
Elle est fascinée et un peu effrayée à la fois.
Si je n'ai pas été convaincue par les romans pour adultes d'Isabelle Carré, j'ai trouvé beaucoup de points positifs à cet album pour enfants.
C'est mignon et très touchant.
Cette petite fille qui apprivoise la mer est émouvante.
Les dessins accompagnent parfaitement le récit.
Ils sont au début en gris et blanc et prennent de la couleur au fil des pages.
Le tout est empreint de poésie.
Un joli album qui pourra séduire de nombreux enfants j'en suis sûre.

6 juin 2022

Clara, sept ans, reste postée des heures à la fenêtre.
Elle attend sa sœur Rose, seize ans, qui a fugué depuis plusieurs semaines.
Sa voisine, Mme Orchard, lui a demandé de venir s'occuper de son chat le temps qu'elle sera à l'hôpital.
Mais les semaines passent et ni sa sœur ni sa voisine ne reviennent.
Et un jour, un homme , Liam Kane, arrive et s'installe chez Mme Orchard.
C'en est trop pour les frêles épaules de la petite fille.
Et bien, on peut dire que Mary Lawson sait bien nous embarquer dans son histoire.
C'est passionnant.
L'histoire est racontée alternativement par Clara, Elizabeth Orchard et Liam.
Il y a pas mal de zones d'ombre pour lesquelles nous sont distillés des indices au fur et à mesure.
J'ai bien aimé passer un moment dans cette petite ville de Solace en compagnie de tous ces personnages attachants.
Le titre original, «A town called Solace », me semble bien plus approprié que le titre français mièvre et racoleur « Des âmes consolées »
J'espère qu'il n'en est pas de même pour tout le texte. 
L'intérêt est tel qu'il est difficile de fermer le livre, la curiosité en fin de chaque chapitre poussant à entamer le suivant, et ainsi de suite jusque.....tard dans la nuit.
Malgré les drames, c'est une lecture douce et apaisante.

Roman

À vue d'oeil

44,00
6 juin 2022

La mère d'Anne Berest reçoit un jour une carte postale.
Simplement quatre mots : Ephraïm Emma Noémie Jacques.
Pas de signature.
Vingt ans plus tard, elle ressent le besoin de savoir qui a écrit cette carte avec les noms de ses arrière grand-parents et de sa grande-tante et de son grand oncle.
Avec l'aide de sa mère qui a conservé un nombre incalculable de documents, elle retrace la vie de ses ancêtres.
Jusque là, elle n'en connaissait rien.
Je n'avais pas spécialement envie de lire ce livre.
Les auteurs qui s'emparent de leur propre vie familiale pour écrire des romans, en général, je n'aime pas tellement ça.
La bibliothécaire me l'ayant carrément mis dans les mains, je me suis dit, après tout, pourquoi pas, si ça me gonfle, j'arrêterai, d'autant qu'il fait 500 pages.
Et bien je suis allée jusqu'au bout sans aucune lassitude.
Bien sur on a déjà lu des tas et des tas de livres sur les juifs et sur la Shoah.
Ici, dans la première partie, on suit les déboires de la famille Rabinovitch grâce aux archives de la mère d'Anne Berest.
La second partie semble plus imaginée par l'auteur.
Mais le tout forme un très beau roman au style impeccable.
Franchement, je ne regrette absolument pas ma lecture.

Années 1940-1960

Palémon

12,00
6 juin 2022

Jean Failler raconte son enfance à Quimper, entre 1940 et 1960.
Il y vit avec ses parents. Son père deviendra poissonnier.
Il passe ses vacances entre ses deux grand-parents.
A Douarnenez chez le grand-père marin pêcheur ou à Ploneour—Lanvern, chez le grand-père travailleur agricole.
Une enfance riche et heureuse, bien que modeste.
Je suis surprise qu'il ait gardé autant de souvenirs.
Il a de la chance ; c'est une richesse.
Le style est agréable et riche en détails.
Après des débuts comme poissonnier aux côtés de son père, il deviendra le romancier de polars bretons prolixes que l'on connaît.
J'ai choisi ce livre car Jean Failler est l'ami d'un ami et j'ai déjà lu quelques uns de ses sympathiques policiers.
Ce fut une lecture agréable, surtout connaissant bien les lieux cités..