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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

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3 septembre 2021

1939-1945, musique

Des chefs d’orchestre allemand, je ne connaissais que Karajan (dont on a étrangement découvert peu après sa mort qu’il avait été membre du parti nazi).

Wilhelm Furtwängler m’était totalement inconnu. Il faut dire qu’il est mort peu après la Seconde Guerre mondiale.

Dans son dernier ouvrage, Xavier-Marie Bonnot tisse son roman autour de ce chef d’orchestre qui savait vivre et faire vivre la musique comme personne.

J’ai découvert un homme patron de la philharmonique de Berlin qui ne voulait pas croire aux nazis et qui a tenté de protéger ses musiciens juifs exceptionnels jusqu’au bout.

Si il ne s’est pas opposé pleinement au régime, il a été contraint de jouer pour un anniversaire du petit caporal.

En parallèle, nous suivons Rodolphe Meister, fils de la célèbre cantatrice Christa Meister, contrainte de s’exiler à Paris car un de ses grand-père était juif.

J’ai aimé découvrir cet homme tourmenté dans une période difficile à qui il sera reproché sa supposée collaboration.

J’ai aimé que l’auteur me fasse découvrir une Allemagne qui ne croit pas forcément aux promesses du NSDAP, mais qui n’a pas le choix face aux espions en pagaille. Une Allemagne qui souffrira à la fin de la guerre avec l’avancée et la présence des Russes qui ne font pas de quartier.

L’histoire de Rodolphe m’a moins touchée.

J’ai eu de la peine pour Furtwängler qui tente vainement de se défendre devant un tribunal qui l’a déjà condamné.

J’ai aimé que certains grands musiciens parlent dans le roman pour exprimer tout le talent de ce grand chef d’orchestre (Yehudi Menuhin, entre autre).

Les temps sont durs pour les rêveurs, et la vie a été cruelle pour ce musicien.

Un roman qui m’a transporté dans une capitale allemande pleine de musique et d’hommes qui tentent de vivre dans un pays à la politique mortifère.

L’image que je retiendrai :

Celle des symphonies écrites par Furtwängler à la fin de sa vie.

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