Librairie D.

La fourmi rouge
par (Libraire)
21 septembre 2017

Des scènes et des répliques désopilantes ! Des personnages attachants, certains malheureusement ne sont pas aidés par la Nature et la Vie.
Des sujets sérieux abordés avec délicatesse, pudeur et humour.
Bref, un roman frais et malicieux qui vous fait pleurer de rire et d'émotion. Et franchement, ça fait un bien fou.

Sophie

Les huit montagnes
par (Libraire)
21 septembre 2017

Un superbe roman sur les relations père-fils, sur l'amitié mais aussi et surtout sur la nature et la montagne.
Une véritable ode aux Alpes italiennes.

Frédéric

Camille et merveille
par (Libraire)
23 août 2016

Les démons de Merveille

Il faut toute la sympathie que porte Ludovic Roubaudi pour les gens en marge (cf. "Les Baltringues", 2002) pour faire son héros d'un démonstrateur de couteaux à huître. Camille, donc, qui squatte dans une cour entre une vieille impotente et méchante et un maçon slave taiseux. Et dans cette cour un matin, merveille ! il rencontre Merveille. Le coup de foudre. Cramé roussi, il est. Alors (je vais vite) ils font une bêtise : ils se promettent qu'ils n'auront aucun secret, jamais, qu'ils se diront tout, toujours. Mais Camille voudrait bien savoir ce que faisait Merveille dans cette cour, pourquoi son copain le maçon l'attaque à la scie circulaire, et qui distille dans leurs têtes le grand air de la Calomnie. Alors il enquête en cachette, entre doute et amour fou, celui qui aliène, comme son nom l'indique, et on dirait que les murs du mas provençal où ils ont fait leur nid se fissurent... Il y a des soirs où on a peur de s'endormir, tellement on craint que le soleil le lendemain ne se lève pas. Que celui qui n'a jamais aimé...
Caché derrière le faux-semblant d'une intrigue policière, "Camille et Merveille" ressuscite en nous le moment magique et douloureux où l'on comprend que notre vie ne nous appartiendra jamais plus en propre, et ses deux héros entrent en tremblant dans le Panthéon des couples littéraires inoubliables.

Rien ne se perd

Mehdi, Cloé

Jigal

18,50
par (Libraire)
25 juillet 2016

Ultra noir

Ce polar ultra noir, où chacun semble-t-il, même un enfant de 11 ans, porte la culpabilité confuse d'être né, est, bien au-delà de la résolution d'un fait divers, une plongée sans masque dans la partie de la société qui n'a ni le pouvoir, ni l'information, ni même la parole.
Parce qu'au tableau social sans concession qu'elle dresse Cloé Mehdi ajoute une descente dans l'enchevêtrement inextricable de sensations, de sentiments et de réflexions qui constitue chacun de ses personnages, elle réussit un roman qui vous habitera longtemps.

Leucate Univers
par (Libraire)
24 juillet 2016

Un pur plaisir de lecture

On a à la lecture de ce livre enthousiasmant l'impression que l'on peut éprouver devant un tableau : une sensation d'évidence qui vous envahit, une approche du pur plaisir.
Le narrateur est sur le terrain, la carte Michelin de l'Aude à la main. A ses côtés, une femme qui a pour nom Histoire. Elle lui montre, sur la carte et dans la paysage, un gué entre les étangs par où, en 1589, sont passés Barri, le capitaine-gouverneur de Leucate, et ses hommes. Et aussitôt cela s'anime : on voit leurs heaumes étinceler au soleil, l'écume jaillir sous les pas des chevaux. On arrive au château, on entend le martèlement des forgerons, on sent l'odeur des lessives. Et, dans l'aller-retour narratif qui est la réussite du roman, Histoire intervient pour préciser, pour rectifier...
Dans les trois parties du livre Gérard Gavarry nous transporte en trois moments de l'histoire de Leucate : les Guerres de Religion, donc ; puis en 1955, une vendange sur fond de Guerre d'Algérie (non, corrige Histoire, on n'écoutait pas la publicité au transistor en attendant les nouvelles de « là-bas » : on écoutait les réclames au poste) ; et de nos jours, de jeunes vacanciers qui se croient surveillés par la mafia russe (et là encore c'est un régal de lire comment Gavarry accroche les tics de langage contemporains).
Leucate ou ailleurs, peu importe finalement, ni même de bien savoir où ça peut être : ce qui compte, pour reprendre la métaphore picturale, c'est le coup de pinceau du maître, cette façon en trompe-l'œil qu'il a de vous faire entrer dans le tableau tout en vous tenant hors cadre.
Le contrat que fixe le titre est rempli : par la littérature Gérard Gavarry atteint l'universel.