• par (Libraire)
    18 mars 2016

    Un texte d'une grande justesse sur les premiers pas du divertissement de masse.
    Céline


  • par (Libraire)
    24 janvier 2015

    A la découverte de Buffalo Bill et Sitting bull...
    Un évènement méconnu, qui suscitera l'intérêt des amateurs d'histoire !


  • par (Libraire)
    25 octobre 2014

    Beau roman, quoiqu'un brin étrange, qui évoque le destin hors norme de Buffalo Bill, petites photos à l'appui. On en apprend beaucoup sur ce qui permet de passer de la réalité à la légende via une mise en spectacle qui respecte la première parfois assez peu.

    Le massacre de Wounded Knee est connu, en revanche le destin particulier d'une enfant survivante, moins ; on ignore le plus souvent que le cri de guerre des indiens, que tant de westerns ont immortalisé, était pure invention de spectacle. Ce roman est instructif.

    L'auteur est très présent ce qui peut plaire (il s'est bien saisi du sujet) ou agacer. Le dernier chapitre n'est pas évident à relier au reste du livre.

    Malgré ces légères réserves, lecture à conseiller. Pour tous.


  • par (Libraire)
    2 octobre 2014

    C'est vrai ...

    Je rejoins mes accolytes ... Coup de coeur de la rentrée et pour nous, cela veut dire quelque chose !
    Style remarquablement direct et argumenté, un air de "ni trop, ni trop peu" : la juste mesure.
    On apprend mais on n'est pas "saturé" d'informations.
    De plus, le sujet est assez rare et la trame convaincante.
    Cela dit, "La tristesse de la terre" (petit "T") est dans l'air du temps, parfaitement d'actualité.
    Merci à l'auteur de nous permettre cette remontée dans le temps, cette démystification mais aussi cette rencontre.


  • par (Libraire)
    2 octobre 2014

    Saisissant !

    Gros coup de cœur pour ce texte poignant où l'Histoire de l'Amérique se réécrit par le biais du spectacle. Brut, d'une grande force et pimenté de photos, "Tristesse de le terre" est un texte qui casse le mythe et met en lumière les Indiens. Saisissant !


  • par (Libraire)
    13 septembre 2014

    Désolations

    C'est un joli petit livre pour une grande et désolante histoire, celle de l'éradication des indiens d'Amérique. Guy Debord n'était pas encore né mais la société du spectacle était déjà à l'oeuvre et si la conquête de l'Ouest fut sanguinaire, Buffalo Bill en forgea le mythe à grand renfort de paillettes. Un texte court mais décidément beau et triste... à pleurer.


  • 31 août 2014

    «Et, parfois, la scène semble exister davantage que le monde...»

    C’est l’histoire de Buffalo Bill que nous raconte Eric Vuillard.
    Avec talent comme souvent.
    Celle du «Wild West Show» ou l’invention du show-business.
    Avec son héros Buffalo Bill lui-même qui joue son propre rôle (lamentable légende vivante), un impresario plus que louche, de vrais indiens (avec le véritable Sitting Bull), huit cents personnes, cinq cents chevaux, des dizaines de bisons...
    Une version revue et très corrigée de l’Histoire de la conquête de l’Ouest.
    L’Amérique qui change de peau en ce début d’industrialisation en redemande. Elle a soif de son passé et faim d'avenir prometteur.

    «La foule hurle, l’insulte. On crache. La voilà, la chose inouïe, le Peau-Rouge, celui qu’on est venu voir, la bête curieuse qui a rôdé autour de nos fermes...»
    L’Amérique se donne des frissons.

    Le show fera le tour du monde : Rome, Londres, Paris jusqu’à Nancy !
    La grande parade, la comédie humaine jouée et rejouée.
    Little Big Horn et Wounded Knee tournés en ridicule.

    «Quelques Indiens à cheval tournent autour des rangers en criant comme Buffalo Bill leur a appris à le faire.
    Ils font claquer leur paume sur leur bouche, whou! whou! whou! Et cela rend une sorte de cri sauvage, inhumain. Mais ce cri de guerre, ils ne l’ont poussé ni dans les Grandes Plaines ni au Canada, ni nulle part ailleurs, c’est une pure invention de Buffalo Bill.»

    Mais bientôt le public va se lasser du spectacle.
    Déjà pointent les nez illuminés des Luna Park et autres DisneyLand...
    Les fanfaronnades de Bill Cody vont s’éteindre et tomber dans l’oubli.

    Un livre émouvant. Un livre de révolte.

    «La civilisation était devenue cela : un alliage impossible de nouveautés et de regrets.»


  • par (Libraire)
    29 juillet 2014

    De la conquête de l'Ouest au Wild West Show, la réécriture de l'Histoire par Buffalo Bill Cody

    "La tristesse de la terre" d'Eric Vuillard revient sur le parcours de Buffalo Bill Cody, le célèbre créateur du Wild West Show. Avec une mise en scène toujours plus spectaculaire, Buffalo Bill, inventeur du show à grand spectacle à l'américaine, grave dans le marbre une histoire biaisée mais fascinante de la conquête des territoires indiens. Peu importe au fond que telle ou telle bataille ne se soit jamais déroulée de cette manière, the show must go on, avant la lettre, ancrant par la même occasion "l'indien" dans l'imaginaire fantasmé américain.

    De la culture indienne brisée ne demeure rien, sinon des morceaux factices conçus pour plaire à un public avide de sensations. Parallèlement à la création d'un mythe, ce livre nous parle également d'un homme qui se fige pour toujours dans l'Histoire au point de perdre ses propres repères. De l'utilisation cynique des indiens au massacre de leur propre histoire, le Wild West Show marque la fin d'une civilisation et le début de la légende à l'Américaine.
    Servi par une très belle langue et des photos d'époque, "La tristesse de la terre" ne manque ni de cynisme, ni d'émotion.


  • par (Libraire)
    16 juillet 2014

    Éric Vuillard, dans une langue belle et efficace, entreprend de raconter l’histoire de Buffalo Bill. Celui qui devint une légende malgré lui fut le metteur en scène de la fin d’une civilisation, le bradeur de la culture indienne. Le Wild West Show, en montrant à des milliers de spectateurs du monde entier les épisodes les plus marquants de la guerre contre les Indiens, forgeait la légende de la Conquête de l’Ouest, en même temps qu’il fixait pour toujours l’image de l’Indien dans l’esprit occidental, image inventée par un saltimbanque de génie. Ce récit poignant nous montre l’effacement d’une civilisation dont les derniers membres sont eux-mêmes employés à la dévoyer au profit du spectacle.