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Les enquêtes du département V, 3, Délivrance

Jussi Adler-Olsen

Albin Michel

  • par (Libraire)
    25 avril 2013

    Du vrai , du beau , du lourd !

    Un polar, ou plutôt un thriller comme je les aime .... Le voici , le voilà ... enfin, diront certains ;-)
    Il vient du froid .
    Les libraires danois ne s'y sont pas trompés .
    Je voulais en être "délivrée" avant de vous le "livrer"
    .... En quelques mots :
    Une bouteille contenant un message ayant flotté un certain temps en mer du Nord se retrouve après une longue période sur le bureau de l'inspecteur Carl Mock . Nous voici embarqués dans une histoire d’enlèvements d'enfants jamais signalés , de sectes et de tueur en série .
    Tout y est , une intrigue qui nous tient en haleine jusqu'au bout , une analyse psychologique fine , des personnages attachants : ces 3 flics, que nous sommes heureux de retrouver dans leur 3ème enquête . Après Miséricorde et Profanation , voici DELIVRANCE de Jussi ADLER OLSEN .


  • 15 mars 2013

    L'écrivain venu du froid

    L’homme est étonnant, mais après tout, pourrait-il en être autrement lorsqu'on a passé son enfance dans un hôpital psychiatrique? Même si c'était parce que son père travaillait comme médecin, ça laisse des traces. Une sorte de " Vol au-dessus d'un nid de coucous " en live... A l'âge où on discute foot avec ses copains, lui se lie d'amitié avec un malade qui a tué sa femme, et réalise qu'ange et démon peuvent très bien se côtoyer en une même personne. En souvenir de cet ami un peu spécial, il a donné son nom, Morck, au héros policier, que l'on a découvert dans " Miséricorde ". Un roman que l'on déconseille vivement à tous les claustrophobes, puisqu'une femme y est enfermée dans une cage pendant plusieurs années! Il y eut ensuite " Profanation ", un peu moins réussi, et le voilà à nouveau en grande forme avec " Délivrance ". On y retrouve les thèmes fétiches: l'enfermement, la folie, la déchéance. Le tiercé gagnant des polars. C'est une bouteille à la mer (au sens propre) qui va déclencher l'enquête, un appel au secours danois qui a dérivé vers l'Ecosse. Et cette bouteille qui recèle un papier dont l’encre ressemble à du sang, finit tout naturellement sa route chez Carl Morck en charge du département des affaires non résolues, ou en d'autres termes télévisés, les " cold case ". Elle le met sur la piste d'un psychopathe qui enlève des enfants, pour autant qu'ils fassent partie d'une secte. Et quand Olsen parle de psychopathe, croyez-moi qu'il en connaît un rayon !

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    12 mars 2013

    Efficacité redoutable !

    Le vice-commissaire Morck n’est pas très en forme, Assad son assistant est de plus en plus mystérieux et Rose la secrétaire est franchement bizarre. C’est dans ce contexte assez extravagant qu’arrive au Département un message presque indéchiffrable qui s’avère essentiel à la résolution d’une inquiétante disparition. Univers glaçant, rythme endiablé et suspense épuisant. Ce thriller est d’une efficacité redoutable.


  • par (Libraire)
    9 mars 2013

    Adler Olsen nous livre ici la troisième enquête du département V.
    Une lettre écrite avec du sang, retrouvée des années plus tard, considérée comme un canular. Elle sera reléguée au département des affaires oubliées de Copenhague où trois agents totalement décalés : Carl, Assad et Rose, persuadés de son authenticité, tenteront tout pour sauver les futures victimes.
    Associez à cela plusieurs enquêtes en suspens, une ambiance typiquement nordique et un sérial killer et vous obtiendrez un véritable page-turner...


  • 22 février 2013

    Danemark, policier

    Une lecture plus mitigée pour moi que celle de Lystig, Yv, Jostein et tant d'autres.

    D'abord, les fautes de frappes et/ou d'impression m'ont génées. Ceci-dit, je les ai surtout remarquées au début de ma lecture, avant d'être plongée dans l'intrigue.

    Ensuite, et c'est de ma faute, ma lecture fut hachée, je n'ai donc pas ressenti pleinement monter le suspens.

    En revanche, je me suis attachée aux personnages d'Assad ; de Rose-Ysra et de Carl au grand coeur. Une sacrée équipe avec leurs zones d'ombre, leur passé que l'on devine.

    Le tueur est diabolique lui aussi, choisissant avec grande intelligence ses victimes.

    Les noms danois (et pas danemarkais, comme l'on cru mes enfants...) me changent des noms suédois et islandais, c'est bien de changer de crêmerie. Sans oublier les expressions qu'Assad ne comprend pas, un régal.

    L'auteur fait un récapitulatif des sectes qui sévissent au Danmark. A ce propos, la Scientologie est qualifiée de secte. Certains ne doivent pas être content... Une bonne analyse de leur façon de fonctionner : se couper du monde ; renier les déserteurs y compris ses propres enfants ; vivre avec un sentiment de complète joie tout le temps. Autant de caractéristiques qui font le bonheur du méchant.

    À ce propos, un regret : à la fin du roman, on ne sait pas qu'elle était le secret de Magdalena, dommage. Ma curiosité reste sur sa faim.

    Les personnages de femmes m'ont plu, également. Des femmes fortes, qui tiennent jusqu'au bout, qui ne lâchent rien, jusqu'au dernier souffle.

    Si j'en lis d'autres, ce sera surtout pour en savoir plus sur les trois comparses. Que voulez-vous, je suis curieuse...

    L'image que je retiendrai :

    Celle de la cabane (au fond du jardin) de pêcheur que tout le monde cherche avec énergie.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2013/02/18/26425098.html


  • 21 janvier 2013

    Une bouteille à la mer repêchée en Ecosse rejoint le département de police V à Copenhague. La bouteille contient un message de SOS écrit en danois et datant d'une dizaine d'années. Le vice-commissaire Carl Mørck ne prend pas l'affaire à la légère car le message a été écrit avec du sang. Chargé d'enquêter sur des dossiers non résolus avec ses deux assistants Assad et Rose, il s'attaque à celle-ci.


    Si l'affaire peut dater à priori, Carl Mørck ne se doute pas que le criminel applique toujours le même schéma bien rôdé. Faire connaissance dans une famille aisée ayant plusieurs enfants et appartenant à une secte religieuses. Sympathiser avec les parents, enlever deux des enfants et demander une très forte rançon. Puis, il ne libère qu'un seul des enfants, tue l'autre et menace la famille. Si jamais elle parle à la police ou à la communauté, il frappera à nouveau. On suit en parallèle le nouvel enlèvement que prépare le criminel tout en prenant connaissance de son environnement proche et de son passé , et l'enquête de police. Et quand deux enfant sont à nouveau enlevés et que l'on sait ce qui les attend, la tension tension monte d'un cran.

    Pour moi, ce thriller est bon par l'intrigue diablement bien ficelée et par le suspense "temps" qui va en crescendo ! L'ensemble saupoudré habilement d'humour l'emporte largement sur une écriture un peu faiblarde par moment tout comme certaines incohérences ( la femme du tueur porte une robe rouge deux pages plus tard, elle est en jean).
    Et je me suis surprise à tourner les pages de plus en plus vite et à ne pas pouvoir lâcher ce livre !
    N 'ayant pas lu les livres précédents, si j'ai eu un peu de mal au départ à situer qui étaient Rose, Assad, Hardy et à cerner la personnalité de Carl Mørck, je n'ai pas été bloquée dans ma lecture.

    Pas de temps mort, effet page-turner garanti et une enquête très bien menée ! Une chose est certaine, Jussi Alder-Olsen sait ferrer son lecteur !


  • 18 janvier 2013

    Ce n'est pas la grande forme pour l'inspecteur Carl Mørck. Mona Ibsen, la psychologue élue de son coeur, est en mission humanitaire en Afrique et Vigga, sa future ex-épouse menace de réintégrer le domicile conjugal, ce qui tomberait plutôt mal puisque Carl vient d'installer Hardy, son coéquipier tétraplégique dans son salon. Dans les locaux du département V, Assad et Rose sont en effervescence. La police écossaise leur a fait parvenir un message découvert dans une bouteille à la mer. Pratiquement indéchiffrable, le texte est en danois et date de plusieurs années. Ses deux assistants se passionnent pour l'affaire mais Carl a des doutes, après tout il pourrait ne s'agir que de la plaisanterie d'un adolescent. Mais à mesure que les mots apparaissent, l'affaire devient sérieuse.

    Deux frères appellent à l'aide, kidnappés et menacés de mort par leur tortionnaire. Les faits datent de 1996 et ont dû se régler d'eux-mêmes puisque la disparition des enfants n'a jamais été signalée. L'équipe de choc du département V est loin de se douter que pendant qu'ils s'interrogent en vain, le kidnappeur est toujours en activité et ses deux nouvelles proies déjà repérées.

    La troisième enquête du département V nous entraîne dans les pas d'un tueur d'enfants machiavélique qui fait profession du kidnapping et en profite pour régler des comptes avec une enfance malheureuse, un homme malin et insaisissable qui trouve ses proies dans les sectes et autres religions rigoristes qui pullulent au Danemark. Démunies devant le malheur qui les accable et effrayées par les menaces de l'homme, les familles taisent l'horreur qu'elles vivent, se replient dans leur foi et leur communauté et le tueur continuent ses activités en toute impunité. Pour Mørck et son équipe, c'est une véritable gageure de retrouver cet homme qui ne laissent aucune trace derrière lui. D'autant qu'ils s'occupent aussi d'une enquête sur des incendies criminels que Mørck espère résoudre très vite, histoire de damner le pion à ses collègues du département A.
    L'intrigue est un peu longue à se mettre en place mais la deuxième partie reprend de la vigueur et le final est comme toujours particulièrement haletant. Délivrance apporte le même plaisir de lecture que ses deux prédécesseurs avec une enquête prenante et les notes d'humour entre les équipiers de l'unité spéciale. Assad reste toujours aussi énigmatique, son chef s'interroge, tente d'en savoir plus mais le mystère s'épaissit. Rose claque la porte du bureau mais envoie sa jumelle Yrsa pour la remplacer, aussi blonde et rose que l'autre est sombre, elle a tout de même en commun avec sa soeur le fait de n'en faire qu'à se tête. Dans cette ambiance de folie douce, Mørck tente de faire respecter ses ordres, tout en commençant une psychothérapie avec un confrère de Mona. Pourra-t-il faire la lumière sur l'affaire qui le hante? Hardy semble penser qu'il en sait plus qu'il ne le dit mais il s'en défend. Ment-il ou, rongé par la culpabilité, a-t-il occulté inconsciemment des éléments de l'enquête? La suite au prochain épisode dont on espère qu'il sera très vite dans les librairies!


  • 17 janvier 2013

    Coup de coeur!

    Ayant découvert le premier tome du département V où officient Carl et Assad, j'ai tout de suite enchaîné avec le troisième volet sorti ce mois-ci, me gardant le second pour plus tard.

    Carl et Assad continuent à s'occuper des affaires non élucidées pourtant ce n'est pas en mettant le nez dans un dossier que cette affaire va démarrer, mais grâce à une spécialiste de l'informatique, intriguée par une bouteille posée dans un commissariat écossais, bouteille qui semble contenir un message. Lorsque l'affaire arrive dans les mains de nos deux comparses et de leurs deux étranges secrétaires jumelles Rose et Ysra, ils n'auront de cesse de déchiffrer cette lettre.

    J'ai pris grand plaisir à retrouver Carl et Assad, décidément de plus en plus mystérieux. J'ai hâte d'en apprendre plus sur son passé. Nous découvrons le secret de Rose, même si on peut dire que pour un enquêteur, Carl n'est pas bien futé car le lecteur le soupçonne très vite. Et j'ai apprécié ce personnage atypique. L'humour est toujours présent, soit à travers les remarques sarcastiques de Carl (sur la Suède notamment), soit à travers le manque de connaissance des expressions danoises d'Assad. Il est même parfois présent quand on ne l'attend pas, c'est à dire dans des situations tragiques:

    "Tu ne dis toujours rien? Alors je double la sanction. Ca t'apprendra à répondre à ton père quand il te parle." Il refusa d'apprendre. Malgré les longues estafilades qui lui zébraient l'échine, malgré les hématomes sur sa nuque, il obligea finalement son père à remettre sa ceinture sans qu'il ait dit un seul mot, ni gémi une seule fois.

    Mais contrairement au premier tome qui met surtout en place les relations entre les personnages, l'intrigue est vraiment prenante ici et je me suis vue tourner fébrilement les pages, non pas pour découvrir l'identité de l'assassin car Jussi Adler Olsen n'en fait pas un secret, mais pour suivre son plan diabolique. L'auteur m'ayant intrigué en mentionnant un cycliste de Tølløse (ville mentionnée dans le roman) qui avait dû renoncer à son maillot jaune pour dopage, j'ai découvert que c'est à Michael Rasmussen qu'il fait alors allusion. Autant dire qu'avec ce tome, les enquêtes du département V est entré dans les séries sur lesquelles je me jette (et il y en a très peu). Et figurez-vous que mon dernier coup de coeur remonte au mois de juillet (même si mon billet ne fut publié qu'en septembre), alors je jubile!