D'acier

D'acier

Silvia Avallone

Liana Levi

  • 15 juillet 2019

    adolescence, Italie

    Anna et Francesca sont amies inséparables depuis l’enfance. Leurs parents habitent dans le même immeuble, un appartement l’un au-dessus de l’autre. Elles ont 13 ans, sont jolies et insouciantes.
    Leurs pères respectifs sont soit absent, soit violent. La mère de Francesca ne travaille pas et subit les coups, celle d’Anna est engagée politiquement.

    Mais cet été là, les deux inséparables se brouillent et c’est la pauvre Lisa qui en fait les frais.

    Si j’ai aimé le contexte sociologique du roman avec le haut fourneau qui produit de l’acier sans discontinuer, ses travailleurs qui cherchent à améliorer le quotidien, j’ai été moins convaincue par les personnages masculins.

    Anna et Francesca m’ont paru bien jeunes pour ce qui leur arrive.
    Et la pauvre Lisa dont le seul qualificatif qui l’a définie sans cesse est boudin.

    Mais l’auteure m'a littéralement faite entrer dans ces barres d’immeubles avec vue sur l’Elbe, où tout le monde entend et observe tout le monde, où les pères ont la main leste, mais où personne ne dit rien.

    Un roman social du début des années 2000.

    L’image que je retiendrai :
    Il y a beaucoup de chats sauvages dans ce roman.

    https://alexmotamots.fr/dacier-silvia-avallone/


  • 5 mai 2014

    De sang et d'acier

    Une très belle et âpre peinture d'une certaine Italie, à la limite de la pauvreté. Tout est dur : la vie, les rapports entre les personnes, le feu de l'usine .... et puis, miracle, il y a cette belle histoire d'amitié ou plus, ces deux jeunes filles dont les rêves trancendent tout, envers et contre tous. Le style est un métal en fusion qui vous prend à la gorge. Oui, ce livre est de sang et d'acier.


  • par (Libraire)
    28 janvier 2013

    Ce premier roman, nous emmène dans l'Italie d'aujourd'hui, du soleil, mais on est loin de la carte postale des vacances, c'est l'Italie des usines et des barres de béton que l'on découvre. A Pombino, ville ouvrière de Toscane, Anna et Francesca ont 13 ans, bientôt 14 ans elles sont amies pour le meilleur et pour le pire; elles sont belles, jeunes, insouciantes et veulent croquer la vie à pleine dent. Pour le moment leur quotidien, c'est la cité et surtout l'aciérie, usine monstrueuse qui engloutit jour et nuit tous les hommes du coin. Les hommes, qui eux ne sont pas mis à l'honneur dans ce roman. Tout d'abord le père d'Anna, un absent qui réapparaît quand ça lui chante et celui de Francesca, un homme qui épie sa fille aux jumelles pendant qu'elle joue sur la plage, obsédé par ce corps qui change, malgré les coups qu'il lui porte. Mais Anna et Francesca sont les reines de la cité, elles effacent toute cette laideur avec leur jeunesse insolente. Elles jouent de cette ambiance qu'elles savent éphémère. En attendant, elles rêvent d'être une femme politique pour l'une, de passer à la télé pour l'autre, ou simplement d'aller ensemble pour la première fois à l'île d'Elbe "le royaume des Milanais et des touristes", inaccessible et pourtant si proche de leur cité. D'Acier est un roman social, avec des destins qui nous touchent, ces deux gamines, nous séduisent, énervent mais elles nous embarquent et on ne les quittent plus. On se sent happé dès la première page et l'ensemble donne un sacré bon roman.


  • par (Libraire)
    20 août 2012

    Un nouveau genre de roman social

    D'acier est le roman d'apprentissage de jeunes et très belles adolescentes, débordant de vitalité, qui se vouent une amitié totale.
    D'acier décrit des hommes machos, obsédés, voyous, buveurs, irresponsables, qui semblent n'être que de la force de travail.

    D'acier est le portrait sombre d'une banlieue délaissée et miséreuse, d'une usine où les hommes travaillent comme des bêtes et, parfois, perdent leur vie.
    D'acier est un livre de paysages. On y décrit un coin de Toscane, la présence de la Méditerranée, la plage, l'île d'Elbe au loin, mais aussi la cité ouvrière, l'usine qui mange l'énergie des hommes.
    D'acier aurait pu être un roman fouillis à jouer sur trop de tableaux. A sa façon -et malgré quelques clichés- c'est un roman social qui dépeint une société en voie de dégénérescence. Silvia Avallone excelle à décrire l'adolescence, des sensations, l'amitié des filles et leurs jeux, la fascination de la beauté, l'enfermement des femmes, la violence, l'absence d'espoir.
    L'écriture est vive, rapide, stylée. Le livre peut vous happer et vous tenir en haleine jusqu'à la fin.