• par (Libraire)
    6 décembre 2015

    au second degré comme au premier

    Le prix Interallié couronne cette année un chef d'oeuvre du second degré. Laurent Binet s'amuse et nous amuse avec des choses sérieuses. Une parodie de roman policier construite autour du soi-disant meurtre de Roland Barthes ( vous vous souvenez? "mythologies"? "Fragments d'un discours amoureux"? ) et démonte en même temps toutes les chapelles intellectuelles des années 70 et 80 à commencer par les indéboulonnables Foucault, Deleuze, et autres Althusser. Vous comprendrez enfin pourquoi vous n'avez jamais rien compris. Jubilatoire!


  • 5 novembre 2015

    enquête, linguistique

    Je retrouve avec plaisir la plume de l’auteur de HHhH, que j’avais beaucoup aimé.

    Que dire de ce roman foisonnant qui n’ai déjà été dit ? Je me suis replongée dans mes années de fac en compagnie des idées de Roland Barthes, et j’ai découvert les personnalités de Foucault, Sollers et Kristeva. Enfin, les personnalités passées par l’imagination de l’écrivain.

    Un roman qui nous replonge dans les années 1980, juste avant l’élection présidentielle.

    Le Logos Club, dont j’ai trouvé l’idée originale, m’a moins parlée.

    J’ai également rencontré Giscard et Mitterand dans l’intimité, ou presque.

    Quant au personnage de l’enquêteur et de son acolyte, je les ai adorés.

    Mais je suis un peu triste en refermant ce roman, car au fond, peu importe qui a tué Roland Barthes. Quel dommage…..

    L’image que je retiendrai :

    L’auteur se venge-t-il de Philippe Sollers en lui réservant le sort qui est le sien en fin de roman ?

    http://alexmotamots.wordpress.com/2015/10/28/qui-a-tue-roland-barthes-laurent-binet


  • par (Libraire)
    21 octobre 2015

    avis de sébastien

    Laurent Binet imagine que la mort de Roland Barthes n'est pas un accident mais un assassinat et c'est le point de départ d'un roman d'espionnage unique en son genre. On y rencontre tout le milieu intellectuel français de l'époque et on y apprendra quelques éléments de sémiologie mais surtout on se laissera porter par un intrigue échevelée, car comme se le demande le héros :" Tout ceci n'est-il qu'un roman ?"


  • par (Libraire)
    19 octobre 2015

    Jubilatoire !

    Un roman intelligent : à la fois érudit et drôle, qui plonge le lecteur dans une enquête palpitante autour de la mort de Roland Barthes dans une France des années 80 plus vraie que nature.
    Laurent Binet joue brillamment avec les codes du roman policier pour mieux nous intriguer, nous amuser...et nous instruire !


  • par (Libraire)
    1 octobre 2015

    Un roman qui fail la part belle à la linguistique sur fond d'intrigue policière à la mort de Roland Barthes. Avec beaucoup d'humour, Binet détourne le monde intellectuel des années 80. Aussi inclassable que magistral!


  • par (Libraire)
    14 septembre 2015

    Satire tordante !

    Une plongée dans l'intelligentsia des années 80 déroutante, drôle, érudite, déjantée...
    Simon, le jeune thésard discret et poli va vivre au rythme d'un James Bond et va former avec le commissaire Bayard un tandem irrésistible, efficace et dézinguant toutes les grandes figures de la sémiologie.
    C'est à la fois "la sémiologie pour les nuls", un polar à la mécanique bien huilée et une satire tordante !


  • par (Libraire)
    12 septembre 2015

    Hilarant et intelligent

    Un régal de lecture, dont on ressort avec le sentiment d'être plus savant tout en s'étant énormément amusé !


  • par (Libraire)
    3 septembre 2015

    REJOUISSANT...

    Partant du tragique accident dont fut victime Roland Barthes en 1980, Laurent Binet laisse éclater son imagination et nous délecte de jouer ainsi avec l'histoire. C'est un roman d'une originalité folle, aux idées lumineuses, porté par un humour et un culot qui égratigne au passage bon nombre de personnalités de l'époque. Un livre réjouissant.


  • 25 Février 1980, ROLAND BARTHES est renversé sur un passage clouté à Paris. Accident ? Non. Assassinat ? Oui, car il transportait un document confidentiel sur la 7° fonction du langage (après les 6 décrites par Jacobsen) et celui-ci a disparu lors de l’accident. Et cette 7° fonction intéresse beaucoup de gens puisqu’elle permet de convaincre n’importe qui de n’importe quoi. Le commissaire J Bayard et le sémiologue Simon Herzog enquêtent, notamment parmi la crème du milieu intellectuel français (DERRIDA, FOUCAULT, les philosophes…) : lors de celles-ci ils découvrent l’existence d’une société secrète, le Logos Club. Roman très vivant, alerte, drôle qui nous plonge dans les années 80 au milieu des intellectuels.


  • par (Libraire)
    19 août 2015

    Barthes se meurt et immédiatement le gotha est en émoi. Un inspecteur, mi-barbouze, mi-panthère rose, aimerait tirer un fait au clair : un document a disparu de la serviette du sémiologue. Et s'il s'agissait d'un assassinat ? Barthes sortait bien d'un déjeuner avec Mitterrand ? Que lui veulent les RG de Giscard ? Avec Simon Herzog, sorti des fosses universitaires, ils vont interroger tout ce que la France des trente glorieuses a compté de références intellectuelles. Après avoir planté les décors mythologiques des années 60-80, Laurent Binet nous offre une enquête en forme de farce au vitriol sur le pouvoir de la langue; avec un art consommé de la distance, le verbe est à la hauteur des personnalités croisées (Deleuze, Derrida, Foucault, Eco, et une mention spéciale à Sollers...). C'est brillant, souvent hilarant et libre comme rarement. C'est surtout fait de cette extrême légèreté qui rend toute chose profonde.


  • par (Libraire)
    19 août 2015

    Une belle réussite !

    Et si Barthes avait été assassiné ? Un meurtre maquillé en stupide accident de la route... En partant de ce postulat, Laurent Binet décrit et imagine la société française en 1980, l'entourage du philosophe et surtout un mobile à ce meurtre.
    Roman policier, d'espionnage, roman d'une époque et d'une société. Laurent Binet s'amuse et nous aussi ! Une belle réussite !
    Valérie


  • par (Libraire)
    19 août 2015

    James Bond au pays de la linguistique

    Paris 1980, Roland Barthes vient d'être victime d'une tentative de meutre : il aurait découvert la septième fonction du langage... et nous voilà embarqués dans la valises d'un vieux flic assisté d'un jeune prof de linguistique à bord d'un magnifique OVNI, cours de sémiologie, enquête effrénée, fresque d'une époque et satire de la vie intellectuelle française.
    C'est irrévérencieux, drôle, instructif et très addictif. Une expérience littéraire très réussie!


  • par (Libraire)
    14 juillet 2015

    Inimitable

    Après l'énorme succès critique et commercial de HHhH, Laurent Binet revient au roman avec La septième fonction du langage. Dans cet ovni s'entremêlent enquête policière, cours de sémiologie, joute verbale dans une société secrète et satire des milieux intellectuels parisiens des années 80. A partir de la mort, bien réelle, de Roland Barthes, renversé par une camionnette le 25 février 1980, Binet invente une trame qui a pour enjeu une formule, découverte par le sémiologue français, qui donnerait à celui qui la possède l'éloquence absolue, et donc une force de persuasion massive... La mort de Barthes intervient en pleine course électorale, et il sortait en outre d'un dîner avec Mitterrand. Pour le commissaire Bayard, missionné par Giscard, il ne peut s'agir que d'un assassinat. Dans son enquête, Bayard entraîne avec lui un jeune universitaire, Simon, censé l'aider dans la compréhension des règles universitaires et du jargon de la sémiologie.

    Binet continue d'interroger les rapports ambigus entre fiction et réalité (en atteste la première phrase: "La vie n'est pas un roman"), les entortillant tant et tant que Simon finit par se demander s'il n'est pas un personnage fictif. En bonus, Binet dresse sur 500 pages les portraits tordants de BHL et Sollers qui méritent à eux seuls la lecture du roman.

    Au final, Binet propose un roman original qui hésite sans jamais trancher entre la grosse farce (en respectant les codes du genre policier) et un polar intellectuel. Inimitable.