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Et soudain, la liberté - Grand prix des lycéennes ELLE

Et soudain, la liberté - Grand prix des lycéennes ELLE

Caroline Laurent, Évelyne Pisier

Les Escales Éditions

  • par (Libraire)
    1 mars 2018

    Roman foisonnant

    Roman foisonnant. Un projet littéraire à 4 mains inspiré de parcours de femmes hors du commun. Emouvant, il retrace une page de féminisme à la française.

    Blogueuse T Livres ? T Arts ?


  • 25 janvier 2018

    Drôle d'histoire que ce livre qui n'est ni complètement un roman, ni complètement une (auto)biographie, écrit par deux femmes qui ont quarante-sept ans d'écart, l'une ayant envoyé un manuscrit à l'autre. Histoire d'un livre qui ne sera pas tout à fait ce qu'il devait parce que'Evelyne meurt, histoire surtout d'une rencontre entre deux femmes, de ces rencontres qu'on n'explique pas, qui bouleverse tout sur leur passage. On le sent, rencontrer Evelyne Pisier aura été un moment fort de la vie de Caroline Laurent et l'amitié ne se comptabilisant pas, peu importe qu'elles ne se soient connues que six mois (de cela, les autres s'étonnent, comme si sa tristesse n'était pas légitime).
    Evelyne Pisier voulait raconter sa vie et celle de sa famille sous le prisme du romanesque pour se permettre quelques libertés. A lire son destin et celui de ses parents, on a envie de dire que la fiction est superflue. Je ne dirais pas que j'ai eu l'impression de lire un grand roman mais celle de rencontrer deux femmes extraordinaires. Mona, ce personnage de fiction sous lequel se cache la mère d'Evelyne, qui quitte son mari, le colonialiste dans toute sa splendeur (Dans une entreprise, dans une administration ou dans une patrie, il y a un chef. Dans une famille aussi, il y a un chef. C'est celui qui gagne le pain. Et le chef ici, c'est moi! Le croûton n'est pas une histoire de goût, c'est une histoire de chef), l'épouse à nouveau pour être bien sûr de le quitter sans regret et Evelyne qui fit succomber Fidel Castro et Bernard Kouchner, son futur mari et le père de trois de ses enfants. Difficile de faire plus militante que Mona, qui se battit contre toutes les injustices ou presque et fut même capable d'auto-critique envers son homophobie originelle. On ne s’appesantit pas sur les drames, la sœur célèbre, Marie-France Pisier ne sera mentionnée qu'à la toute fin, mais il est difficile de ne pas penser qu'Evelyne a vécu avec le poids de suicides répétés : celui de son père, de sa mère (une mère qui ne révélera son cancer du sien que lorsqu'il est fini) et de sa sœur. Il y a de très beaux passages sur les liens féminins, que ce soit le lien mère-fille du point de vue de Mona (les pages où Evelyne/Lucie devient mère sont très belles et originales) ou sur l'amitié qui relie les deux auteures mais aussi sur le lien éditeur- auteur:
    Fantomatique, l'éditeur fait planer son ombre sur le texte, joue à cache-cache avec le lecteur, généralement sans rien en dire car la lumière de celui qui signe l'ouvrage suffit à le combler.
    Et puis, disons-le, j'ai aimé ce livre pour des raisons très personnelles, parce qu'il me renvoyait à d'autres textes, de manière volontaire parfois comme avec la lecture du Deuxième Sexe qui change Mona ou d'autre façon, non voulue par les auteures. Il y a aussi la douceur des hommes, celle à laquelle on ne s'attend pas forcément, ce prêtre qui sait dire les mots justes (la confession est d'ailleurs très finement utilisée, à deux reprises, dans ce livre) ou ce tyran qui se fait amoureux.


  • par (Libraire)
    14 décembre 2017

    Conseillé par Stéphanie et Marie-laure

    Grande fresque romanesque, saga familiale, roman, récit, dialogue intime, réflexion sur l'écriture : ce livre est un Objet Littéraire Non Identifié comme l'admet volontiers Caroline Laurent!
    Lire "Et soudain la liberté" c'est traverser le XXème siècle en passant par l'Indochine, Nouméa, Cuba, et Paris, en compagnie de deux femmes, Lucie et Mona, figures romanesques d'Evelyne Pisier et de sa mère. Quel héritage formidable nous ont donc laissé ces femmes incroyables, qui ont su s'affranchir d'un carcan social, politique et religieux, à l'image de leur idole : Simone de Beauvoir.
    Enfin, impossible de ne pas évoquer le coup de foudre amical entre Caroline Laurent et Evelyne Pisier. Respectivement 28 et 75 ans. Ces deux femmes sont tombées en amitié comme on tombe en amour, avec une fulgurance et une compréhension mutuelle unique. Ce texte réconcilie le lecteur avec la vie et nous rappelle combien la transmission entre générations est essentielle.


  • 11 novembre 2017

    Le miracle des mots

    Une petite merveille qui vient éclairer mon ciel gris de novembre ... Que d'émotions dans ce texte limpide ! Que de souvenirs à partager (en toute modestie) avec ces femmes admirables qui ont su dépasser leurs blessures intimes pour aller plus loin et s'ouvrir aux autres afin de leur apporter un peu de réconfort, un peu d'amour, un peu de folie ! Je suis touchée, à la fois par l'histoire incroyable de cette femme libre, mais également par la capacité de Caroline Laurent à nous conter cette trop courte mais belle amitié.


  • 10 octobre 2017

    Une histoire de femmes

    J'ai découvert ce livre à l'occasion de la soirée organisée pour la rentrée littéraire par la librairie d'Asnières. Grâce aux conseils de Lucie j'ai eu envie de lire ce livre alors qu'a priori le thème ne m'aurait pas attiré plus que ça.

    J'ai été totalement séduite par ce livre, ni tout-à-fait une autobiographie, ni un roman, et par sa construction singulière, puisque le livre fait des allers retours incessants entre la vie de Lucie et Mona (E. Pisier et sa mère) et l'amitié qui s'est développée entre Caroline Laurent et Evelyne Pisier. Le livre a également été écrit dans un contexte particulier puisque E. Pisier est décédée avant la fin de l'écriture du roman et qu'elle a demandé à C. Laurent de terminer le livre. On assiste aux coulisses de l'écriture du livre, au rôle particulier de l'éditeur et à la relation qui se tisse entre l'éditeur et l'écrivain, comme on est étroitement associé à la naissance de C. Laurent comme écrivain, dans un subtil de jeu de miroirs et de correspondances. C'est également un roman de femmes, une histoire de libération et de prise en charge de son destin, universel dans son propos autant que très personnel.

    Comme le dit C. Laurent, "Son texte, depuis le début, est un miroir qu'elle me tend".


  • par (Libraire)
    30 septembre 2017

    On aime !

    Un destin de vie romanesque ; une femme engagée, libre et courageuse. Caroline Laurent nous conte Evelyne Pisier. Magnifique !


  • par (Libraire)
    5 septembre 2017

    L'histoire d'une rencontre, et bien plus...

    Evelyne Pisier, sa mère, leurs destins extraordinaires.
    L'Indochine, La Nouvelle Calédonie, Cuba.
    Mai 68, le féminisme.
    Evelyne Pisier, Caroline Laurent.
    L'auteur, l'éditeur.
    Le talent et l'amitié.
    Remarquable!

    Laetitia.


  • 4 septembre 2017

    Découverte Française

    " Ce roman est une mélodie à deux voix. L'une nous raconte la vie de Lucie (le personnage correspondant à Evelyne Pisier) à une époque où la femme n'était pas aussi libre de ses choix que nous le sommes maintenant, l'autre est une sorte d'interlude sur l'écriture du livre et sur la relation d'amitié très forte qui s'est développée entre l'auteure et son éditrice (Caroline Laurent).
    L'histoire romancée d'Evelyne Pisier nous emmène des colonies françaises à Cuba en passant par le sud de la France. Une véritable épopée romanesque sur fond de guerres et de révoltes, reprenant des thèmes actuels tels que le racisme et l'homophobie, ou encore le combat mené par les femmes et la place qui leur était réservée, dans un monde patriarcal."


  • par (Libraire)
    30 août 2017

    Une très belle découverte

    Ce roman à quatre mains est une invitation à découvrir les destins croisés des personnages et de ses auteurs : ceux d 'Evelyne et de sa mère Mona, de l'Indochine à la France, mais aussi ceux d'Evelyne Pisier et de sa jeune éditrice Caroline Laurent qui a terminé seule cette oeuvre, après le décès brutal de sa co-auteur, comme une évidence.
    J'ai aimé l'écho des deux histoires qui progressent en parallèle au fil des pages, le destin extraordinaire de Mona et Evelyne, l'évocation de l'étroite relation qui naît entre un auteur et son éditrice pendant la gestation du roman et le style fluide, délicat et étonnamment évocateur de Caroline.
    Un délicieux moment de lecture.


  • par (Libraire)
    10 août 2017

    Où sont les femmes ?

    Mona a tout pour être heureuse : elle est belle, mariée à un haut fonctionnaire, mère d'une petite fille, Lucie. La jolie famille vit en Indochine. Mais un jour, la guerre les rattrape, les Japonais envahissent le pays. Après un retour express en France, ils reviennent en Indochine, mais avec la montée du Viet Minh, ils devront s'exiler à Nouméa, en Nouvelle Calédonie. Même si leur vie est toujours aussi douce, des failles apparaissent. Mona supporte de moins en moins les idées de son mari, maurrassien et pétainiste.
    Et un jour, c'est le choc, la découverte : une bibliothécaire communiste lui prête Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir. À la lecture de ce livre, la vie de Mona explose : elle prend un amant, apprend à conduire, à porter des pantalons, puis divorce. C'est le retour à Paris, avec Lucie et son petit frère arrivé entre temps. Lucie, en grandissant, suit les pas féministes de sa mère. Agrégée de droit, elle connaît avec Mai 68 la révolution sexuelle, elle s'engage politiquement, part à Cuba, où elle deviendra la maîtresse d'un certain Fidel Castro...

    Cette vie romanesque n'est pas seulement du roman. Lucie s'appelle en réalité Évelyne Pisier, décédée en février 2017. Elle souhaitait raconter la vie de sa mère sous la forme d'un roman, et à travers elle, se raconter. Mais sa mort précipitée a poussé son éditrice, Caroline Laurent, à continuer l'écriture de ce livre, en suivant les instructions de son autrice, devenue une grande amie. Dans ce roman autobiographique donc, elle raconte aussi sa rencontre avec Évelyne Pisier, leur coup de foudre amical, leur sororité. Cette jeune femme née en 1988 trouve de nombreuses résonances dans ces deux destins hors du commun. Et c'est ce qu'éprouveront sûrement les lectrices de ce roman car Mona et Lucie sont les témoins de combats importants dans la vie des femmes.
    Un roman-témoignage très fort : à faire lire à vos mères, sœurs, copines et aussi à faire lire aux hommes !